Interdiction des vitres teintées : la réaction des professionnels du secteur

Annoncée l’an dernier par le ministère de l’Intérieur, la loi sur l’interdiction des vitres teintées sur les véhicules devrait, sous réserve de son approbation par le Conseil d’Etat, être applicable à partir de janvier 2016. Bien entendu cette mesure ne peut laisser indifférents les professionnels de l’automobile, notamment les spécialistes du vitrage et les fabricants de films teintés. Quel est le contenu de cette proposition de loi et comment réagissent les professionnels du secteur ?

Le surteintage en ligne de mire pour les vitres autos

De manière générale, ce sont les articles R316-3 et R316-4 du code de la route qui déterminent la conformité du vitrage d’un véhicule. Si l’on s’en tient à ces articles, les véhicules de série équipés de vitres teintées à 30 % maximum ne devraient a priori pas être concernés par cette loi ; ce sont spécialement les vitres surteintées qui feront l’objet d’une proscription.
L’infraction constatée devrait sanctionner le propriétaire du véhicule d’une amende de 135 euros et d’un retrait de trois points sur son permis de conduire. Le contrevenant disposera d’un délai de six mois pour mettre le vitrage de son véhicule en conformité.

Les motifs invoqués pour justifier l’interdiction de vitres teintées

Manifestement la vigilance des forces de l’ordre sera particulièrement portée sur le degré de teinte de la vitre latérale côté conducteur. D’après la sécurité routière, une trop importante opacité de cette vitre aurait deux conséquences majeures :
• Elle empêcherait les gendarmes et policiers de déceler clairement les comportements déviants des automobilistes imprudents (non-port de la ceinture de sécurité ou manipulation d’objets susceptibles de perturber l’attention).
• Elle masquerait aux piétons et aux autres usagers de la routes, notamment les pilotes de deux-roues, les intentions de manœuvres des automobilistes au volant (laisser-passer, déboîter, etc.).

La réaction des professionnels du film teinté

Si dans l’ensemble les professionnels approuvent bien entendu une telle mesure sécuritaire, en revanche une certaine inquiétude économique les agite. Limiter à 30 % le traitement des vitres des véhicules, alors que certains techniciens estiment qu’une teinte jusqu’à 50 % n’affecte pas significativement la transparence du vitrage, c’est mettre inutilement en péril tout un secteur d’activité. Restreindre à 30 % le taux d’opacité des vitres teintées – taux standard des véhicules de série – c’est finalement accorder insidieusement aux constructeurs automobiles la quasi exclusivité de ce marché. Aucune statistique n’étaye valablement cette future mesure et de fait les professionnels du secteur craignent de payer cher un projet de loi uniquement basé sur le principe de précaution. Peut-être un compromis viendra t’il « raisonner » le texte législatif définitif… mais dans tous les cas l’automobiliste déjà concerné ou désireux de personnaliser son véhicule a plus que jamais intérêt à consulter un expert en vitres teintées.

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